Publié par segolene57 à 18:52:30 dans A lire, à voir | Commentaires (1) | Permaliens
Publié par segolene57 à 15:55:48 dans A lire, à voir | Commentaires (0) | Permaliens
En ce week-end plutôt automnal qu'hivernal, à savourer le silence (un peu de solitude ne fait pas de mal), à mettre un peu d'ordre dans les papiers et autres courriers, voici une citation de Spinoza qui laisse à réféchir. Le commentaire est de André Comte-Sponville, philosophe humaniste, défenseur d'une spiritualité laïque. Peut-être une façon de faire de la politique autrement.
"Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre".
On ne juge que ce qu'on ne comprend pas. Non, certes, que tout se vaille ! Il y a d'honnêtes gens et des crapules, des sages et des fous, des héros et des lâches, des génies et des crétins, des saints et des salauds.
Qu'on préfère les premiers aux seconds, c'est la moindre des choses. Mais nul n'a choisi d'être ce qu'il est, ni ne peut devenir quelqu'un d'autre.
Il choisit ses actes ? Bien sûr. Mais en fonction de ce qu'il est, qu'il n'a pas choisi.
Il change ? Nous changeons tous. Mais tout changement a ses causes, qui l'expliquent.
Ainsi, tout est vrai, tout est rationnel, tout est nécessaire.
Se moquer d'un fou ? Ce serait être aussi fou que lui. Haïr un méchant ? Ce serait commencer à lui ressembler. Mieux vaut le comprendre, lui pardonner et s'en protéger seulement.
Aimer ses ennemis, ce n'est pas renoncer à les combattre ; c'est les affronter sans haine, sans mépris, sans colère. La vérité et la sérénité vont ensemble ; ensemble, l'ignorance et la haine.
Publié par segolene57 à 09:47:51 dans A lire, à voir | Commentaires (1) | Permaliens
Dans son dernier livre " La Dissociété " (Seuil), Jacques Généreux analyse tout d'abord, le risque majeur que fait courir le néo-libéralisme à l'humanité, celui de " faire basculer les sociétés développées dans l'inhumanité de " dissociétés ", peuplées d'individus dressés (dans tous les sens du terme) les uns contre les autres ".
Il condamne comme fausse l'idée que les gouvernements nationaux aient été involontairement dépassés par " l'élargissement de l'espace et du pouvoir de l'économie mondiale ".
Il considère qu'il leur ait toujours possible de ressaisir la barre et que la guerre économique n'est pas une fatalité. Pour lui, " la politique ne s'est pas retirée ", simplement, elle façonne le monde dans le sens des intérêts du capital financier. Il ne s'agit donc pas de replacer l'économie sous le contrôle de la politique mais de " la remettre au service du bien commun ".
Jacques Généreux souligne que l'écart de performance entre les Etats-Unis et l'Europe tient au fait que l'Union européenne se prive d'utiliser les outils politiques de la croissance (droits de douanes, déficits publics, relance de l'investissement...) alors que les Etats-Unis, tout en assurant du contraire, ne s'en privent jamais. Enfin, il règle leur compte aux politiques sécuritaires et affirme : " Quand une société troque la sécurité sociale pour la sécurité tout court, elle prend en réalité le chemin de l'insécurité générale ".
Jacques Généreux, propose, dans la dernière partie de son ouvrage, une " refondation anthropologique du discours politique et économique ". Il appuie ses propositions sur des découvertes scientifiques de l'éthologie, de la théorie de l'évolution, du cerveau humain comme cerveau social. Ces découverts confirment son intuition et son analyse selon lesquelles " l'humanité est mue par deux aspirations en interaction permanente : désir de libération et désir de socialisation, le désir d'être soi et le désir d'être avec ".
C'est sur cette analyse (même si elle se situe après, dans le plan de son ouvrage) que Jacques Généreux s'appuiera pour faire une critique extrêmement détaillée de la théorie néo-libérale et répondre à la question : "Pourquoi et comment des millions d'individus persuadés que la coopération solidaire est cent fois préférable à la compétition solitaire restent-ils impuissants à refonder sur elle leur système économique et politique " ?
Il complète cette critique par la critique de deux autres types de société. En effet, les deux aspirations humaines qu'il a mises en évidence lui permettent de distinguer trois types de sociétés qui entravent l'épanouissement de l'individu.
La première, " dont l'archétype est la société de marché néolibérale " réprime " le désir d'être avec". La seconde est l' hyper-société" du système collectiviste ou communiste qui, au nom de la société, étouffe " le désir d'être soi ". La troisième est la société totalitaire qui réprime les deux aspirations.
Publié par segolene57 à 18:38:59 dans A lire, à voir | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par segolene57 à 21:44:58 dans A lire, à voir | Commentaires (0) | Permaliens
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