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    Ségolène Royal a fait sa rentrée politique à l'occasion de la Fête de la Rose à Frangy-en-Bresse organisée par Arnaud Montebourg, Député de Saône-et-Loire le 20 août dernier.

     


    Son discours était articulé en 5 points : « Construire sa vie et maîtriser son destin », « Reconstruire la valeur du travail », « Bâtir l'Europe par la preuve », «  La France dans le monde » et « Révolution démocratique et nouvelle République ».

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Extraits :<o:p> </o:p> « Construire sa vie et maîtriser son destin »<o:p> </o:p>«  Construire sa vie est un droit élémentaire particulièrement révélateur de ce qui, de nos jours, justifie le combat politique.
    ....


    La gauche ne doit pas laisser à la droite le monopole et le détournement de cette valeur progressiste qu'est la responsabilité individuelle. Mais notre conception de la responsabilité individuelle exige que l'action politique en crée, pour tous, les conditions.


    Pour la droite, est méritant celui qui arrive... à s'en sortir. Dans cette logique de sélection naturelle, l'égalité des chances est réduite à la promotion des exceptions.


    La gauche, elle, doit créer les conditions concrètes qui permettent de rétablir chacun dans une position de responsabilité : éducation, école, formation.


    La droite voudrait enfermer la gauche dans la défense de l'assistanat. Mais la gauche, ce n'est pas l'assistanat. Au contraire : c'est donner à chacun les moyens d'assumer ses responsabilités et de maîtriser sa vie. En reconnaissant toutes les formes de réussite.


    ....

    <o:p> </o:p>« Reconstruire la valeur du travail »<o:p> </o:p>La bataille pour le plein emploi et la sécurisation des parcours professionnels est au cœur du projet socialiste car, sans cela, rien n'est possible et tout se délite : la vie de famille, l'éducation des enfants, la possibilité de faire des projets d'avenir. Tout se tient.
    A droite, il est de bon ton de clamer que les Français seraient fâchés avec la valeur travail, les chômeurs confortablement installés dans leurs revenus d'assistance, les salariés soit paresseux soit injustement ligotés par les 35 heures.
    <o:p> </o:p>
    Mais qui sont les destructeurs de la valeur travail ?


    Ceux qui licencient pour doper le cours en Bourse de leurs actions.


    Ceux qui réduisent la compétitivité à l'écrasement des salaires.


    Ceux qui considèrent les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d'ajustement.



    Ceux qui trouvent le SMIC trop élevé et les dividendes jamais assez.



    Ceux qui confondent la modernité avec la brutalité du capitalisme du 19ème siècle.



    Ceux qui mettent sur Internet les emplois aux enchères et les adjugent à qui accepte le salaire le plus bas.



    Ceux qui trouvent normal qu'un haut dirigeant gagne en une année ce qu'un salarié moyen ne gagnera jamais en toute sa vie.



    Ceux qui acceptent que la France soit la lanterne rouge de la santé et de la sécurité au travail.



    Ceux qui proclament que la liberté s'arrête là où commence le Code du Travail.



    Ceux qui précarisent à tout va, à coups de CNE, de CDD, d'intérim et de temps partiel subi, ce triste privilège des femmes.



    Ceux qui ne laissent comme choix à beaucoup de jeunes que la galère ou l'expatriation.



    Ceux qui font exploser le nombre des travailleurs pauvres qui sont, à 80 %, des travailleuses pauvres.

    Ceux-là sont les vrais destructeurs de la valeur travail.
    <o:p> </o:p>
    ...
    <o:p> </o:p>
    Car les Français ne sont pas fâchés avec la valeur travail mais profondément insatisfaits des conditions dans lesquelles ils travaillent. Le manque de dialogue et l'impression de compter pour pas grand chose tout en devant donner beaucoup ruinent d'autant plus leur motivation que le travail, pour eux, ça compte beaucoup. La France doit sortir de l'archaïsme de ses relations sociales. J'ai vu, en Suède, un autre état d'esprit et des pratiques bien différentes. Un taux de syndicalisation de 80% qui donne aux salariés un vrai rapport de forces. Une capacité collective à anticiper et à accompagner les mutations sans laisser personne sur le bord du chemin.<o:p> </o:p>....
    <o:p> </o:p>
    La précarisation ne cesse de gagner du terrain et de détruire sur son passage toutes les protections jadis liées au contrat de travail sans que soient mises en place les sécurités nouvelles dont le pays a besoin. Au lendemain de la guerre, des hommes et des femmes issus de la Résistance ont fait le choix de reconstruire le pays en dotant les Français d'un système de protection sociale : modernité et solidarité, pour eux, allaient de pair. A notre tour d'accomplir le geste fondateur que notre temps exige en jetant, avec les partenaires sociaux, les bases d'une sécurité sociale professionnelle qui éloigne le spectre de la précarité et réconcilie la performance économique avec les garanties dues à chacun.
    <o:p> </o:p>
    « Bâtir l'Europe par la preuve »
    <o:p> </o:p>
    Quels qu'aient été nos votes lors du referendum sur le traité constitutionnel, je crois que, si nos choix ont différé, nos raisons, s'agissant de l'Europe, étaient voisines : nous voulions, les uns et les autres, une Europe plus concrète, plus protectrice, plus citoyenne, plus sociale et plus politique.<o:p> </o:p>...
    <o:p> </o:p>
    Il faut à une France forte une Europe qui pèse dans la mondialisation.
    Sa panne, nous le savons, profite d'abord aux adeptes du seul grand marché sans foi ni loi, aux plus libéraux ennemis de toute régulation.
    <o:p> </o:p>
    Si la France, à partir de 2007, est présidée à gauche, la tâche du Chef de l'Etat sera de s'impliquer activement pour la relance d'une Europe qui favorise la croissance et l'emploi, soit capable de se doter, avec les pays volontaires, d'une véritable politique étrangère, dispose d'un  budget qui permette réellement de préparer l'avenir. Il faudra que la France se batte pour l'harmonisation fiscale et sociale, pour l'application aux produits importés de règles sociales et environnementales.
    <o:p> </o:p>Il n'est pas question, pour les socialistes, de proposer à nouveau la ratification d'un traité constitutionnel que le peuple français a rejeté au terme d'un très large et très vif débat démocratique. Notre projet prévoit de proposer l'élaboration d'un texte court, visant exclusivement à mieux organiser, démocratiser et responsabiliser les instances européennes. Il devrait bien sûr, une fois négocié, être soumis à un référendum populaire.
    <o:p> </o:p>
    ...
    <o:p> </o:p>
    Je vois pour ma part 3 chantiers majeurs pour cette « Europe par la preuve » : l'emploi, l'environnement, la recherche et la formation.
    Je crois à une relance de l'Europe par les territoires, notamment les Régions, par la volonté de ceux qui la veulent
    en prise avec les préoccupations des peuples,
    capable d'anticiper et d'atténuer les crises
    (économiques, sociales, sanitaires comme on l'a vu avec la grippe aviaire),
    capable de mutualiser ce qui se fait de mieux dans chaque pays car nos aspirations sont proches et nous avons un intérêt partagé à avancer ensemble.
    <o:p> </o:p>
    ...
    <o:p> </o:p>
    «  A propos de la France dans le monde »
    <o:p> </o:p>
    ...
    <o:p> </o:p>La France
    doit le dire haut et fort : le premier facteur de déstabilisation du monde, c'est la misère, ce sont les écarts qui se creusent, c'est l'humiliation de ceux dont les droits sont bafoués.
    Mais pour être entendue, la France doit commencer par respecter ses obligations et mettre ses actes en conformité avec ses paroles.

    Or le classement international publié il y a 8 jours place la France au 18ème rang sur 21 pays en matière d'aide au développement, ce qui constitue un recul. Non seulement l'aide que nous apportons aux pays pauvres est parmi les plus faibles mais elle va à des pays peu démocratiques et la France est qualifiée de championne de la vente d'armes aux dictatures.
     

    Voilà pourquoi, si demain la France est présidée à gauche, il faudra revoir de fond en comble notre politique d'aide au développement et en débattre publiquement car ces choix concernent tous les Français : ils ont le droit de savoir où va leur argent, comment il est utilisé, avec des garanties contre la corruption et le détournement des aides.


    Repenser l'aide au développement, c'est d'abord cesser de plaquer sur les autres pays des modèles qui, chez nous, sont déjà dépassés. Tout le monde sait qu'il faut préparer l'après-pétrole au Nord : aidons le Sud à le faire aussi et à s'appuyer sur ses énergies renouvelables.


    Repenser l'aide au développement, c'est le faire avec les populations concernées et la centrer sur leurs priorités : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, sans lesquels aucun décollage économique durable n'est possible.


    C'est mettre l'accent sur l'efficacité, les circuits courts, le micro-crédit.


    C'est mobiliser les moyens nécessaires par une fiscalité mondiale à laquelle, de gré ou de force et en dépit de l'égoïsme des pays riches, il faudra bien venir.


    C'est en finir avec le paternalisme qui imprègne encore les relations des pays du nord avec les pays du sud et tout particulièrement celles de la France avec ses ex-colonies africaines.


    C'est aussi prendre la mesure du rôle des femmes, de leur énergie, de leur opiniâtreté, de leur ingéniosité, car elles sont, pour leur pays et à condition qu'on ne les relègue pas au rang de citoyennes de 2ème zone, un formidable atout de développement.


    La France doit reconquérir une voix qui porte, digne de confiance.


    Et voilà, pour moi, l'utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres sortent de la misère.

    <o:p> " </o:p>Révolution démocratique et nouvelle République"
    <o:p> </o:p>La République
    fonctionne mal.
    -         
    Elle est mise à mal par des inégalités révoltantes.
    -         
    Au lieu de l'intérêt général : la privatisation et la confusion des pouvoirs.
    -         
    Au lieu de la franchise, de la transparence et du débat public : le règne du secret et du mensonge d'Etat.
    -          Des promesses (résorber la fracture sociale en 1995, gouverner en tenant compte de tous ceux qui ont fait barrage à Le Pen en 2002...) systématiquement oubliées.
    -         
    Des décisions imposées à la hussarde, à coup d'ordonnances et de 49-3, des retraites au CPE.
    -         
    Le dialogue social est, chez nous, carrément préhistorique.
    -         
    Une fausse décentralisation se réduit au désengagement tous azimuts d'un Etat financièrement aux abois qui fait peser de manière injuste sur les Régions et les départements – majoritairement de gauche – le coût de responsabilités transférées sans leur financement et sans péréquation entre les territoires.
    -          L'indulgence
    pour la corruption des puissants mais la sévérité réclamée contre les jeunes manifestants anti-CPE
    -         
    La traque des enfants de  familles immigrées en situation irrégulière et des critères de régularisation qui ne procèdent pas d'une règle claire.
    -         
    L'indifférence aux messages à répétition des Français et le choix d'instrumenter les peurs plutôt que de faire appel à l'intelligence collective des citoyens.
    -          L'irresponsabilité du Chef de l'Etat
    qui accrédite au plus haut niveau le contre-exemple démocratique du « deux poids, deux mesures ».
    -         
    Des institutions qui, quel que soit le dévouement de leurs personnels et souvent faute de moyens, peinent à assumer leur mission.
    -         
    L'égalité des chances mal assurée à l'école
    -         
    L'impartialité de la justice ébranlée
    -         
    L'égale protection sanitaire due à tous malmenée, sans parler des lentes, trop lentes réactions à la canicule de 2005 et, cette année, à l'épidémie de chikungunya
    <o:p> </o:p>

    ...

    Comment s'étonner que, dans ces conditions, le lien de confiance soit dramatiquement affaibli ?
     


    Toutes les élections et toutes les enquêtes de ces dernières années délivrent obstinément le même message : les Français ne se sentent pas entendus, pas compris, pas respectés par ceux qui les gouvernent et, souvent, ceux qui les représentent. Sanction systématique des sortants, non inscription sur les listes électorales, abstentions, votes blancs (que le projet socialiste prévoit à juste titre de compter), votes protestataires, refus d'obtempérer en tous genres : les moyens sont multiples.


    ...

    Car la crise est d'abord celle du mauvais fonctionnement de la démocratie et, pour tout dire, du manque de respect.
    Ce que je vous propose, c'est une véritable révolution démocratique pour construire ensemble la République du respect.
    <o:p> </o:p>
    Le projet des socialistes propose aux Français une « nouvelle République », qui  marche sur deux jambes à muscler et rééquilibrer :

    -          une démocratie représentative qui représente mieux les Françaises et les Français dans la diversité de leurs origines sociales et géographiques, qui respecte la parité, où la responsabilité soit la règle (à commencer par celle du Chef de l'Etat), où le Parlement ait un réel pouvoir d'impulsion et de contrôle du gouvernement ;

    -          et une démocratie plus participative qui élargit le pouvoir d'initiative des citoyens et leur consultation, notamment par réferendum, qu'il soit d'initiative citoyenne ou gouvernementale comme celui par lequel les Français seront, s'ils nous choisissent, consultés dès 2007 sur les grandes réformes démocratiques que nous voulons mettre en œuvre avec eux.


    ...


    Pour moi, la démocratie participative ne se limite pas à une technique, même si ses effets sur le fonctionnement des services publics peuvent être importants, comme je le constate dans ma Région où j'ai mis en place le Budget Participatif dans tous les lycées.


    C'est un choix politique : celui de combattre le sentiment d'impuissance qui mine la démocratie et de partager plus largement les décisions pour améliorer l'action publique. Car nos concitoyens ont soif de considération, soif de maîtrise personnelle de leur existence, soif d'efficacité collective et de résultats sans gaspillages ni lenteurs.

    <o:p> </o:p>...


    Ce que je vous propose, ce n'est pas une politique au rabais, sorte de gouvernance aseptisée réduite à la simple gestion du désordre des choses. C'est de mieux partager l'exercice du pouvoir pour que la France saisisse toutes ses chances en assumant cette « passion de l'égalité » qui est la mienne.
     

    Ce que je vous propose, c'est une révolution démocratique fondée :

    <o:p> </o:p>-         sur l'intelligence collective des citoyens
    -          sur une décentralisation qui identifie les responsabilités et qui rende l'Etat plus efficace
    -          sur une démocratie sociale dans l'entreprise qui permette, enfin, de moderniser les relations sociales.
    <o:p> </o:p>Le respect rétablit la confiance. Et la confiance nourrit le désir d'avenir.
    <o:p> </o:p>
    Ce que je vous propose, c'est une conception exigeante de la responsabilité de la fonction politique et une manière plus transparente, plus simple, plus directe, d'exercer le pouvoir.<o:p> </o:p>...
    <o:p> </o:p>
    si je suis en situation, la valeur travail sera restaurée et avec elle, car tout se tient, la famille consolidée et l'égalité éducative mieux assurée à l'école ;



    si je suis en situation, nous ferons de la France la championne de l'excellence environnementale et elle réussira son entrée dans l'après-pétrole, en s'appuyant sur une révolution des modes de vie et de production. Cette exigence sera une chance pour notre pays, la source de nouvelles activités et de nouveaux emplois ;


    si je suis en situation, la France aura une parole qui porte dans le concert du monde : l'Europe sera relancée sur des projets concrets et, quand notre tour viendra, nous pourrons être fiers de la présidence française ; notre pays assumera de manière exemplaire ses devoirs envers les pays pauvres et la crédibilité de notre parole sera restaurée car nos actes correspondront à nos mots ;


    si je suis en situation, je dis à tous les jeunes de notre pays et en particulier à ceux auxquels la société ferme aujourd'hui ses portes, que demain la France leur ouvrira les bras ;

    si je suis en situation, je peux vous dire que les femmes sauront que leur temps . Pour le plus grand bonheur des hommes : il serait temps qu'ils s'en rendent compte...
    <o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    2 commentaires
  • Sur le projet arrêté mardi 6 juin au soir par les responsables socialistes en vue des futures échéances présidentielles, Ségolène Royal a fait savoir qu’elle était très contente de ce qui se passe puisque l'ensemble des propositions qu’elle a fait ont été retenues.                                                                                                                                                                "Le projet est l’aboutissement d’un long cheminement (travail fait lors des Etats Généraux) et dont les militants doivent maintenant s’emparer en vue de son amélioration."

    Le projet des socialistes a retenu la mise sous tutelle judiciaire des allocations dans une logique de soutien à la parentalité, avancée par Ségolène Royal la semaine passée.
    Ségolène Royal a réaffirmé qu’elle n’avait jamais proposé que des militaires encadrent de jeunes primo-délinquants dans des centres fermés et a cité en exemple les Etats-Unis où ce fut un échec. Mais "au nom de quoi, dans une République, les professions à uniforme - militaires, gendarmes, pompiers - seraient considérées comme devant rester en marge d'un effort collectif? C'est un chantier national majeur", a-t-elle dit.
    « Ceux qui souffrent de l’insécurité sont les personnes les plus modestes issus des quartiers les plus défavorisés. La logique du PS n’est pas d’enfoncer les gens, contrairement à la Droite qui construit de plus en plus de prisons. Il s'agira de "centres d'éducation renforcée" et "chantiers d'apprentissage et d'insertion pour éviter la récidive ».
    « Nicolas Sarkozy a crée la délinquance de masse  à laquelle le PS répond par des propositions alternatives à la prison ».
    Elle a mis en avant la logique de la politique par la preuve, consistant à « essayer » plutôt que de ne rien faire afin de faire réussir les jeunes.

    Sur les 35H, la prise de conscience collective sur les salariés, les ouvriers, les employés les moins qualifiés durement touchés par la réorganisation du temps de travail date des législatives 2002.
    "Personne n'a contesté" ce bilan en commission du projet, a-t-elle dit, en assurant qu'il ne s'agit pas de "remettre en cause la totalité d'une réforme".
    "La réforme des 35 H constitue un progrès social mais il faut rectifier les choses", a-t-elle dit.

    Sur sa liberté de parole, elle a assuré qu’elle continuerait dans ce sens, comme tous les autres socialistes. 

    Sur les critiques à son encontre lui reprochant de jouer un jeu personnel, Ségolène Royal a répondu : « J'entends beaucoup de critiques en effet parmi certains responsables, qui font beaucoup de bruit mais qui sont assez peu nombreux au demeurant, alors qu'à la base, je ressens beaucoup de soutien. Cherchez l'erreur. »

    Enfin, Ségolène Royal, candidate probable à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, a affirmé mercredi qu'elle se retirerait "devant tout candidat mieux placé qu'elle pour battre la droite" et que cela ne lui poserait "aucun problème".

    Retrouver l’intégralité de son interview sur le www.rtl.fr dans la rubrique Les Chroniques.


    1 commentaire
  • A propos de l'affaire Clearstream et de ses suites, avez-vous le sentiment que l'on assiste…

    1. ...à un emballement politico-médiatique excessif
    2. ...ou à un traitement normal de l'affaire compte tenu de ce qui est révélé
    3. sans opinion
    Nous attendons vos commentaires.

    4 commentaires
  • Alain Bergounioux, secrétaire national chargé des études, revient sur la victoire historique, remportée le 3 mai 1936 par le Front populaire. Léon Blum devient président du conseil. Quel fut l'état d'esprit des militants socialistes de l'époque ? Comment l'unité syndicale a-t-elle convergé avec l'unité de la gauche ?



    Quel était l'état d'esprit des militants socialistes à l'époque ?

    Nous sommes après les événements du 6 février 1934. Le fascisme venait de triompher en Allemagne, après avoir triomphé en Italie. Il y a un contexte de crise économique, avec un nombre de chômeurs important pour l'époque, qui sont mal secourus car il n'y a pas d'indemnisation du chômage. La société d'alors est très inégalitaire et les rapports sociaux extrêmement tendus dans les entreprises. Les socialistes veulent sortir de cette crise en proposant un programme de reflation économique - comme on dit alors - c'est-à-dire d'augmentation du pouvoir d'achat. Il s'agit avant tout de protéger la République, de sortir de la crise et de remporter les élections contre la droite. À partir de juillet 1934, les choses paraissent possibles avec le retournement stratégique du Komintern, qui accepte un pacte d'unité d'action PS-PCF. Pour la première fois depuis 1920, la gauche est totalement rassemblée. Du coup, l'état d'esprit des militants, est un état d'esprit offensif, sans pour autant travailler à un programme articulé. Il y a eu certes des débats dans la SFIO, chez les économistes ou les d'intellectuels, mais le grand débat sur ce que peut être l'exercice du pouvoir n'a pas vraiment eu lieu.

    En juin 36, est-on encore dans cette ambiance de transformation ?

    Le Front populaire, c'est à la fois la défense de la République face à la menace de l'extrême droite et la volonté de modifications des rapports sociaux. Dans les différentes tendances au sein de la SFIO, tous n'ont pas la même vision de ce que doit être la transformation de la société mais tous aspirent à une modification des rapports sociaux tels qu'ils existent dans la France des années 30.

    Qu'en est-il des femmes au gouvernement alors qu'elles n'ont pas encore le droit de vote ?

    Cette question est posée depuis le début du siècle, mais une partie de la gauche y est hostile. À la SFIO, on a pris parti dans ses congrès pour le vote des femmes depuis la fin des années 20-30. Pour autant, elle ne mène pas une véritable campagne sur cette question parce qu'elle soupçonne les femmes d'être influençables par l'Église catholique. Ce vieux fond laïque, un peu dépassé, est très présent dans les esprits et notamment au Sénat où les radicaux dominent. Le programme du Front populaire, pour permettre une alliance large, ne revendique donc pas le vote des femmes, même si Léon Blum était pour, comme une majorité des socialistes. C'est pour cela que, faute de mener campagne sur le vote des femmes, Blum nomme trois femmes à son gouvernement à des postes de secrétaires d'État pour symboliser les évolutions culturelles nécessaires. Il s'agissait de Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschwicg.

    Le Front populaire s'est heurté également aux conservatismes sur la question coloniale...

    Une critique avait été menée dans la SFIO sur la colonisation, avec notamment Marius Moutet, ministre des Colonies, pour qui la France devait achever son devoir d'émancipation des peuples colonisés, envers lesquels elle avait une responsabilité. La vision majoritaire était celle d'une évolution lente vers l'autonomie. Quelques intellectuels voulaient aller plus loin, mais ils étaient isolés dans la France des années 30, d'autant que les radicaux étaient colonialistes. Ce ne fut pas une question-clé du programme afin de préserver la coalition. Le Front populaire a essayé d'apporter un projet de libéralisation en Algérie avec le projet « Blum Violette » élargissant la nationalité française aux élites algériennes. Aujourd'hui, cela peut paraître timide, mais il faut voir que même ce programme timide a provoqué de vives réactions dans les colonies de la part de la droite et par tous les lobbies coloniaux.

    Quel était le lien entre le mouvement syndical et les partis politiques ?

    Le mouvement syndical s'était réunifié en mars 36 entre la CGT (qui se voulait réformiste) et la CGT-U, proche du Parti communiste. À l'époque, la CGT est la seule grande force syndicale de gauche (la CFTC n'est pas vue comme une force de gauche, même si elle professe un catholicisme social). Elle soutient le programme du Front populaire et elle est partie prenante dans les grandes manifestations de 1934-1936 à commencer par la manifestation du 12 février 1934, rejointe alors par la CGT-U. La CGT participe aux discussions de l'époque. Léon Jouhaux refuse la proposition de Blum d'entrer dans le gouvernement pour maintenir l'indépendance syndicale. Si le syndicalisme fut un appui des grandes réformes du Front populaire, il n'a pas été un acteur de cette coalition. La distance s'est maintenue entre la CGT et le gouvernement du Front populaire pour des raisons de tradition culturelle et aussi des contradictions internes à la CGT réunifiée.


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  • Ségolène ROYAL s'apprête à lancer dans sa région de Poitou-Charentes des bourses au mérite pour les lycéens prêts à embrasser une carrière scientifique.

    Ces bourses d'un montant de 1 000 Euros, récompensant les « bons élèves » seraient attribuées à ceux dont les revenus se situent juste au-dessus du seuil requis pour bénéficier des bourses d'enseignement supérieur.

    L'objectif étant d'en sélectionner un millier par an et de les accompagner jusqu'à leur premier diplôme.

    Ségolène ROYAL va également créer un « bureau mobile de la région » itinérant pour favoriser l'émergence de micro-entreprises bénéficiant de subventions.

    1 200 ont déjà été crées depuis son accession à la présidence de la région Poitou-Charentes il y a maintenant 2 ans.


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