• Bayrou nous ferait un grand gouvernement démogratique, ben voyons, autant prendre les gens pour des idiots. Anti-social, tu perds ton sang-froid disait un groupe de rock français. 

    Bayrou et l'UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l'UMP

     
    Qui peut douter que François Bayrou et l'UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?

    La France d'en haut

    Les positions de l'UDF, fondée par Giscard d'Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l'expression d'un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l'opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu'elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s'estime être la France d'en haut : « Ah ? Tu n'es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu'il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d'appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

    Le gouvernement du « centre »

    En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s'est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c'est la démocratie chrétienne qui s'est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s'étend jusqu'aux frontières de l'extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l'UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l'UDF, regroupés autour de Bayrou, n'ont plus de place pour réussir le même amalgame. C'est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n'a comme carte d'identité que le libéralisme.

    Le pôle extérieur

    Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s'adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l'UDF ne s'est pas fondue dans l'UMP, c'est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l'extérieur d'un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n'est pas par refus de l'orientation libérale du parti dont Sarkozy s'est emparé.

    Le libéralisme de la droite

    On peut en juger par la politique que Bayrou et l'UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement : 

    • * Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin. 
       *Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l'emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales. 
        *Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin. 
        *Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l'énergie et le service public de l'énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste . 
        *Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s'oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l'article 49-3 de la Constitution. 
        *Le 29 avril, l'UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit. 
        *Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s'attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l'opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris). 
        *Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche. 
        *Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s'opposent les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d'activité », combattu par les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste. 
        *Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin. 
        *Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
        Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche. 
        Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche. 
        *Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l'organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche. 
        *Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l'ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d'orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste. 
        *Le 15 novembre, il approuve l'application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l'état d'urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l'emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
        *Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste. 
       *Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l'eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

    Un tournant tactique

    Le jusqu'au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d'appoint inutile de l'UDF à l'UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l'entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu'il va être laminé par l'appareil UMP s'il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c'est disparaître. S'en distinguer c'est sans danger : l'UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l'appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l'aspiration à l'unité de toute la gauche et le poids de l'appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l'UDF. Sa respiration se réduit à celle qu'autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l'enserrent.

    Pierre Ruscassie


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  • Mon coeur penche à droite et puis un peu vers la gauche. Je tangue, je tangue et revirevolte. Je cherche les indécis.

    Attention les indécis, Bayrou n'est pas si clair que cela puisse paraître. Engagez-vous, ce n'est pas un jeu.

    Quand Bayrou était ministre de l'Éducation nationale

    François Bayrou a été ministre de l'Éducation nationale de 1993 à 1997. Il garde un silence pudique sur cette période. Malheureusement pour lui, il n'est pas interdit d'avoir de la mémoire.

    François Bayrou a choisi l'école privée contre l'école laïque.

    Dés son arrivée au ministère de l'Éducation nationale, François Bayrou a un projet qu'il veut faire aboutir en urgence : réviser la loi Falloux. Il présente en décembre 1993,au nom du gouvernement RPR-UDF, une loi qui comprend cet article : « Les établissements privés sous contrat peuvent bénéficier d'une aide aux investissements. Les collectivités territoriales fixent librement les modalités de leur intervention. » Bayrou veut permettre ainsi aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés audelà du seuil des 10 % prévu par la loi Falloux. La puissante mobilisation citoyenne contre ce mauvais coup porté à l'école publique et la censure du Conseil constitutionnel ont permis de faire échouer cette tentative. Mais François Bayrou a-til définitivement renoncé ?

    François Bayrou, spécialiste de l'écran de fumée pour ne rien faire.

    Pour faire oublier ce cuisant échec, François Bayrou engage le ministère de l'Éducation nationale dans une frénésie de groupes de travail et de commissions : le prétendu « nouveau contrat pour l'école », qui débouche sur un catalogue hétéroclite de 158 propositions dont n'émerge pas grandchose, la commission Fauroux pour préparer un référendum sur l'école finalement enterré, les travaux de la commission Bouchez sur le collège, restés lettre morte...

    François Bayrou a aussi soigneusement rangé dans les tiroirs les annonces de campagne du candidat Jacques Chirac : l'aménagement des rythmes scolaires, le développement des filières technologiques et professionnelles, la création d'un statut étudiant...

    Quelle confiance peut-on accorder à quelqu'un qui est profondément de droite et qui dit vouloir gouverner le pays comme il a dirigé le ministère de l'Éducation nationale ?

    C. L.


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  • Ségolène Royal signe le pacte AC le feu à Clichy-sous-Bois

    CLICHY-SOUS-BOIS (AFP),
    © AFP
    Séglène Royal le 26 février 2007 à Niort
    Séglène Royal le 26 février 2007 à Niort

    Ségolène Royal a signé mardi matin à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.

    Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité. Mme Royal a laissé de côté une vingtaine de propositions qui lui semblaient "irréalisables" ou dont la rédaction posait problème.  

    Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, la candidate socialiste a déclaré: "Vous faites partie intégrante de la nation". Elle a également assuré que son "grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires".

    "Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes", a-t-elle ajouté sous les applaudissements. "J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France", a-t-elle affirmé. "Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'"assistanat" et de "tutelle", a ajouté Mme Royal. "Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir", a-t-elle dit.

    Mme Royal, qui, à plusieurs reprises dans ses discours, a cité le travail d'AC le feu, est la première candidate à l'Elysée à signer le "contrat" du collectif, qui avait été adressé vendredi à l'ensemble des candidats. Elle devait être suivie mardi par le candidat de la LCR, Olivier Besancenot. "On attend des présidentiables prêts à entendre ce que les quartiers populaires ont mis dans ce contrat social et citoyen qu'ils s'engagent", a déclaré mardi Mohammed Mechmache, président du collectif.

    "Mais ils devront faire vite cette fois, on n'attendra pas!", a-t-il prévenu, donnant dix jours seulement aux candidats pour s'engager, avant le début, le 5 mars, du deuxième Tour de France d'AC le feu, qui distribuera partout en France le contrat, paraphé ou non par les candidats. Le collectif, qui avait déjà été reçu par François Bayrou (UDF), Marie-George Buffet (PCF), Olivier Besancenot (LCR) et Ségolène Royal (PS), se dit prêt à accueillir "tous les candidats". Il fixe cependant à Nicolas Sarkozy une condition : ne plus être ministre de l'Intérieur, mais simple candidat.


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  • Transmis par désirs d'avenir soutenable (http://www.desirsdavenirsoutenable.org) et sans vouloir doubler ERASME (je pense qu'il ne m'en voudra pas), voici une appréciation par Alliance pour la Planète des propositions des candidats à la présidentielle, en termes d'environnement.

    L'Alliance pour la Planète note les candidats à la présidentielle : Ségolène Royal au dessus de la moyenne

    Dans le classement de l'Alliance, Dominique Voynet, Corinne Lepage (ex-aequo, 16,5/20) et Ségolène Royal (13/20) sont les seules des personnalités candidates à obtenir la moyenne pour leurs propositions pour l'environnement. François Bayrou obtient un 9/2, ex-aequo avec Marie-George Buffet, devant Nicolas Sarkozy (8,5/20). Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller ferment la marche avec 5/20. Daniel Richard, président de WWF France, déclare dans 20 Minutes : "Quand les ONG écrivaient à Lionel Jospin, il ne répondait jamais, il considérait que ce n'était pas son problème. Je crois que Ségolène Royal, probablement grâce à sa personnalité, son séjour au ministère de l'Environnement, a une culture écologique beaucoup plus importante."

    Selon l'agence Dioranews "l'Alliance pour la planète a épluché les discours et programmes des candidats. Ce collectif d'associations (Greenpeace, WWF, Max Havelaar...) a regardé si les prétendants ont tenu compte de 24 actions à engager au plus vite pour sauver la planète. Et il a mis des notes. Sans surprise, et c'est heureux, Lepage et Voynet se retrouvent premières de la classe avec un 16,5 sur 20. Les candidats écolos eux-mêmes ont donc une marge de progression!

    Juste derrière, avec un 13, Royal s'en sort plutôt bien. Le proviseur Hulot pourrait faire les gros yeux à Bayrou, Buffet, Sarkozy et Besancenot. Tous les 4 ramènent à la maison un bulletin en dessous de la moyenne (8 à 9 sur 20). De Villiers, Le Pen et Laguiller ne sont pas loin du bonnet d'âne, avec 5 à 7 sur 20. L'Alliance pour la planète ne veut pas décourager pour autant ces écoliers qui rêvent d'Elysée. Ces notes "ne sont pas définitives, tout peut encore évoluer si les candidats le décident", rappelle Hervé Dufour, le responsable... de l'équipe de notation . Il suffirait de s'engager contre le projet de nouveau réacteur nucléaire EPR et les OGM, militer pour les éoliennes ou le compostage des déchets pour gagner des bons points. Prochain examen: juste avant le premier tour, avec de nouvelles notes. "

    Voici le communiqué publié par l'Alliance pour la Planète sur son site le 26 janvier, à l'occasion de la publication des notes des candidats :

    "Alors que les programmes des candidats à la présidentielle sont maintenant connus ou en cours de finalisation, l'Alliance pour la Planète publie une nouvelle notation. Celle-ci a été réalisée en évaluant les programmes de chaque candidat au regard des 24 propositions que l'Alliance pour la planète estime indispensables et qui s'inscrivent dans un double temps politique : les mesures à prendre dans les 100 premiers jours du futur gouvernement ; et les objectifs à fixer pour les cinq ans à venir.

    Les notes, sur 20, sont les suivantes :

    • Dominique Voynet (les Verts) et Corinne Lepage (Cap 21) : 16,5
    • Ségolène Royal (PS) : 13
    • François Bayrou (UDF) et Marie George Buffet (PCF) : 9
    • Nicolas Sarkozy (UMP) : 8,5
    • Olivier Besancenot (LCR) : 8
    • Philippe de Villiers (MPF) : 7
    • Jean-Marie Le Pen (FN) et Arlette Laguiller (LO) : 5

    « Les candidats et leurs équipes ont incontestablement travaillé sur les enjeux environnementaux depuis plusieurs semaines. Mais entre la surenchère des discours et les propositions concrètes, avec des objectifs précis et des moyens identifiés, il y a un pas que certains peinent à franchir » déclare Daniel Richard, président du WWF-France.

    « Des clivages apparaissent clairement entre les programmes des candidats, qu'ils concernent les OGM, le projet de réacteur nucléaire EPR, ou les outils plus ou moins ambitieux mis au service des objectifs. Mais tous les partis traditionnels peinent à remettre en cause en profondeur certains modes de développement profondément dommageables pour l'environnement, comme le développement autoroutier et la construction de nouveaux incinérateurs », ajoute Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France.

    « La note donnée est un point de départ que les associations de l'Alliance vont chercher à faire évoluer positivement en rencontrant les candidats et, si besoin, en faisant pression sur eux. Notre objectif demeure que les mesures phares que nous avons sélectionnées, seules à même d'apporter des solutions aux principaux défis écologiques, soient mises en place dès juin 2007 » conclut Anne Bringault, directrice des Amis de la Terre.

    Pour rappel, l'Alliance pour la planète avait publié, le 12 décembre 2006, une première notation environnementale des partis politiques qui avaient eu des responsabilités gouvernementales et parlementaires entre 1997 et 2006. Les notes étaient très mauvaises (UMP : 4,5/20 ; UDF : 5/20 ; PCF : 5,5/20 ; PS : 6,5/20 ; Verts : 11/20) et montraient à quel point l'écologie a été négligée pendant des années dans les politique publiques. "

    Au delà des appréciations que le système de notation peut appeller, forcément orienté (on note qu'il ne plait pas à Mme Kosciusko Morizet, député UMP des Yvelines, parce que que Nicolas Sarkozy s'en sort mal), cette démarche appelle 2 remarques :

    • Ségolène Royal et le PS (sur son bilan gouvernemental) obtienne la même note, cette convergence confirme que les questions environnementales sont bien devenues une composante clé de l'action publique pour les socialistes : ils ne les délèguent plus à d'autres ;
    • les notes obtenues confirment que l'écologie est sortie de son ghetto politique : devenant un axe essentiel du projet de Ségolène Royal, elle devient une vraie priorité publique. Cela change la donne. Les candidats, en l'occurence les candidates, écologistes restent des aiguillons pour avancer, ouvrir des pistes. En ce sens elles jouent un rôle qui est aussi assuré par les ONG environnementales, dans la durée. Peut-être faut-il trouver là la difficulté que rencontrent ces candidatures à trouver un espace politique. Et si le vrai vote écologique était le vote Ségolène Royal ?

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  • Le 8 mars est célébrée la Journée internationale des Femmes.

    Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

    C'est une journée de manifestations à travers le monde : l'occasion de revendiquer l'égalité, et de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées.

    Historique

    Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s'unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote. La création d'une « Journée internationale des femmes » a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s'inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire. Dès 1911, des manifestations sont organisées en Autriche-Hongrie, Danemark, Suisse, Allemagne, puis les années suivantes en France, aux Pays-Bas, en Russie et en Suède.
    La date n'est tout d'abord pas fixe, et ce n'est qu'à partir de
    1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met définitivement en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

    Une légende veut que l'origine du 8 mars remonte à une manifestation d'ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n'a en réalité jamais eu lieu ! Par contre l'origine de cette journée s'ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l'égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l'Europe, au début du XXe siècle.

    La Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, et en France en 1982.

    Quelques dates

    Liens externes


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