• Et pour finir avant le vote de Dimanche(1er tour) et des législatives à venir en Juin, je vous joins un article de fond très intéressant qui explique aux indécis de gauche le procédé électoral. Je trouve l'analyse courte mais réaliste. Je suis plutôt d'accord si ce n'est complètement.

    Ca me fait penser à l'intervention de Marie-Thérèse Ravaine-Gansoinat et de J.Pierre Liouville, hier, lors d'une réunion publique à Peltre.

    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>

    J-3, les enfants ; J-3, pensez-y !!! Jusqu'au bout.

    <o:p> </o:p>Les 22 avril et 6 mai, on élimine la droite, le 10 juin, on choisit à gauche
    par Pierre Ruscassie dans D&S
     
    La pratique des élections à deux tours nous a appris que, au premier tour, nous devions choisir le programme que nous préférons et que, au second tour, nous devions reporter nos voix sur la candidature la mieux placée de notre camp pour éliminer le(s) candidat(s) du camp adverse. « Habituellement, au premier tour, on choisit, au second tour, on élimine ».
    <o:p> </o:p>Mais, le 21 avril 2002, la gauche a été éliminée dès le premier tour. Deux facteurs ont concouru à ce résultat non voulu : d'une part, l'affaiblissement du candidat socialiste et, d'autre part, la règle antidémocratique qui réduit le second tour de la présidentielle à deux candidatures.
    <o:p> </o:p>Dans ces conditions, les électeurs de gauche doivent traiter le premier tour de la présidentielle comme un second tour. Ils doivent éliminer les candidats de la droite, Le Pen, Bayrou, Sarkozy, en votant pour Ségolène Royal dès le 22 avril.
    « - Ah ! On ne peut plus choisir le programme qu'on préfère ? - Mais si ! On choisit le 10 juin, lors du premier tour des législatives. » L'inversion malheureuse du calendrier électoral, entre législatives et présidentielle, contraint les électeurs de gauche à inverser leur stratégie électorale.
    Le 22 avril, les électeurs de gauche doivent éliminer à droite Le Pen et Bayrou. Le 6 mai, au second tour de la présidentielle, ils devront éliminer Sarkozy, en revotant pour Ségolène Royal. Le 10 juin, ils pourront choisir entre les programmes de gauche. Ils concluront le 17 juin, lors du second tour des législatives, en votant pour les candidatures les mieux placées de la gauche.
    <o:p> </o:p>Pierre Ruscassie
    <o:p> </o:p>

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  • Une nouvelle attaque contre l'assurance-maladie solidaire !
    par Gérard Berthiot, Jean-Jacques Chavigné de D&S
     
    Sarkozy vient de nouveau de proposer d'instaurer une franchise sur les soins à l'occasion de son discours programme !


    <?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p>Car il ne s'agit plus d'une seule franchise annuelle, mais de quatre : sur les dépenses hospitalières, sur les dépenses de consultations, sur les dépenses d'examens biologiques et sur les dépenses de médicaments.
    Sur les dépenses hospitalières, cette franchise s'ajouterait au forfait hospitalier. Sarkozy va plus loin que son actuel porte-parole Xavier Bertrand, ancien ministre de la Santé, qui avait envisagé une seule franchise remplaçant les forfaits actuels. Pour mémoire, les forfaits se sont multipliés depuis quelques années : celui de 1 euro sur les consultations depuis 2004, celui de 18 euros sur les actes supérieurs à 91 euros depuis 2006 et le forfait hospitalier mis en place en 1983. Pour Sarkozy et l'UMP, le forfait hospitalier restera bien sûr en vigueur.


    Mais ce projet reste dans le flou, car peu populaire, en particulier sur son montant. Certains conseillers de Sarkozy avancent un montant de « quelques euros » ce qui est manifestement faux car cela n'aurait strictement aucune incidence.
    L'UMP avait envisagé une somme de 50 à 100 euros. Mais la direction de la Sécurité Sociale avait démontré que 27 % des patients ont des dépenses de santé inférieures à 100 euros par an et paieraient donc des cotisations sociales sans aucune contrepartie.


    Sarkozy va encore plus loin dans la provocation en affirmant précise que la somme totale devra évoluer chaque année en fonction de « l'équilibre de l'assurance-maladie ». Ces franchises auront donc vocation à réguler les comptes de l'assurance maladie. Mais ne nous y trompons pas, elles ne baisseront pas, comme n'a pas diminué le forfait hospitalier qui est passé de 2,33 à 16 euros !


    Cette nouvelle attaque contre la sécurité sociale solidaire prend toujours, dans l'argumentation des libéraux, le prétexte de la « responsabilisation » des malades pour « qu'ils consomment moins ». Mais ce n'est qu'un prétexte car les besoins de santé sont et seront en augmentation.


    Le but de la droite, UMP comme UDF, n'est pas de freiner la consommation de soins, mais bien de céder, de livrer, par touches successives, la Sécu aux assurances privées. Sarkozy déclare aujourd'hui que ces avances ne seront pas remboursables par les assurances complémentaires mais, demain, il cèdera bien vite aux pressions des compagnies d'assurance.


    De toute façon, que ces franchises soient remboursées par les assurances complémentaires ou laissées à la charge des ménages, c'est bien la médecine à deux vitesses qui se mettra en place : seuls ceux qui pourront payer les primes d'assurance ou les franchises pourront bénéficier de tous les soins nécessaires.


    Aux Etats-Unis, les dépenses de santé sont financées à 55 % par les ménages ou les assurances privées. Le résultat est catastrophique : non seulement l'Organisation Mondiale de la Santé classe le système de santé des Etats-Unis au 37ème rang mondial alors que c'est le pays au monde qui dépense le plus pour la santé de ces habitants, mais 45 millions d'Américains n'ont strictement aucune couverture sociale.


    C'est cette voie que « Sarkozy l'Américain » nous propose de suivre.


    Par ces franchises, l'objectif du déremboursement du « petit risque » est en marche. Les conséquences en termes de santé publique seront dramatiques. Ce système de franchises va aggraver la situation sanitaire des plus démunis qui vont renoncer aux soins primaires, aux consultations de premier recours. Ce système s'oppose également à une politique ambitieuse de prévention, actuel parent pauvre du système de santé dans notre pays.


    <o:p> </o:p>La mobilisation se développe contre ce projet, comme l'atteste l'appel ci dessous :
    <o:p> </o:p>Rejoignez les signataires de l'appel contre la franchise sur les remboursements de soins, à l'adresse : http://www.appelcontrelafranchise.org


    En matière d'assurance maladie l'UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l'augmentation des dépenses de santé, ce serait d'abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c'est à dire les pénaliser financièrement pour « qu'ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».
    <o:p> </o:p>Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l'actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l'assurance maladie n'en a pas été comblé pour autant. Aujourd'hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s'il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l'assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.
    <o:p> </o:p>Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D'UNE TELLE FRANCHISE :
    <o:p> </o:p>Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d'un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C'est la fin d'un système d'assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l'assurance privée.
    <o:p> </o:p>Franchise = Menace sur l'accès aux soins des plus modestes : Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n'est pas rien... Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c'est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu'avait été la création de la CMU.
    <o:p> </o:p>Franchise = Menace sur l'accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n'y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins « comme avant ».
    La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu'il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s'aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l'on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L'inverse d'une politique cohérente de santé publique.
    <o:p> </o:p>Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l'avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l'accès aux soins des plus modestes.
    <o:p> </o:p>Franchise = Porte ouverte à l'escalade : Nicolas Sarkozy ne s'en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.
    Nous refusons l'instauration d'une telle « FRANCHISE », socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
    Rejoignez-nous afin d'exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l'accès aux soins en France.
    <o:p> </o:p><o:p> </o:p>

    Christian Lehmann, Martin Winckler, Philippe Sopena


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    Dimanche 22 Avril 2007


    J-3
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    En Décembre 2005, j'ai vu une femme montrant le bout de son nez, toute seule, quoique connue :

    Ségolène Royal.

     

     
    Émergeant d'idées nouvelles, sortir d'une léthargie politique profonde ressentie durant ces dernières années, perturbant les vieux principes de la gauche, changer les choses jusqu'à s'orienter pour cela vers la Présidence de la République Française en 2007.
    Fraîcheur, renouveau, de l'espoir et des convictions nouvelles et justes : une autre façon de faire de la politique.

    C'est ce qui m'a conduit vers elle.

    Du courage, il lui en aura fallu, contre toute attaque d'ici et là et maintenant, elle est prête à changer les choses.
    Elle est prête


    Alors, votez, votez-la.
    Décidez-vous, ne baissez pas les bras, ni la tête,

    sinon il sera trop tard.


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  • Bayrou : le « troisième homme » que cherchent à fabriquer les sondages

    mardi 13 mars 2007 par Jean-Jacques Chavigné  

    Les principaux médias, dont les propriétaires appartiennent aux plus grandes fortunes de notre pays, essaient de remplacer le débat sur le programme des candidats par une avalanche de sondages d'opinion. Ils cherchent ainsi à faire une place au soleil à Bayrou selon le principe bien connu : couverture médiatique, sondage en hausse, couverture médiatique plus étendue... Principe que le dit François Bayrou dénonçait, il y a quelques mois, avant d'en être le bénéficiaire.<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" /><o:p> </o:p> Mais ces sondages dont on nous rebat les oreilles ne sont qu'une photographie de l'opinion à un moment donné et n'ont, à 40 jours de l'opinion, aucune valeur prédictive quant au vote du 22 avril.<o:p> </o:p>Dans une remarquable tribune du Monde, le 9 mars, Loïc Blondiaux, Professeur à l'IEP de Lille constatait que les sondages n'étaient « représentatifs que des gens qui acceptent d'y répondre ».

    Or, précise-t-il, près d'une personne sur deux refuse de répondre aux questions des sondeurs.

    Au nom de quoi, dans ces conditions, les fabricants de sondages font-ils comme si les personnes qui acceptaient de répondre « possédaient les mêmes caractéristiques politiques » que celles qui refusaient de répondre ? Absolument rien, en effet, ne permet de tirer une telle conclusion.<o:p> </o:p>François Miquet-Marty (LH2) indique, quant à lui, que 55 % des sondés ne sont pas sûr de leurs votes. C'est d'ailleurs chez les électeurs potentiels de Bayrou que le pourcentage d'indécis est le plus élevé. « Le doute plane plus haut que Bayrou » titrait ainsi judicieusement « 20 minutes » !<o:p> </o:p>Au total donc, presque la moitié des personnes sondées refusent de répondre aux questions des sondeurs et sur la moitié qui accepte de répondre, 55 % sont indécis. Ce qui signifie (le calcul n'est pas très difficile à faire) que sur 100 personnes interrogées, un peu plus du quart seulement (à peu prés 28 %) sont sûres de leurs votes. Mais c'est sur la base de sondages aussi étroits, aussi peu fiables que les principaux médias essaient de fabriquer et de nous imposer un Bayrou candidat de 2ème tour.<o:p> </o:p>Le comble est atteint lorsque les médias affichent imperturbablement des prévisions concernant les résultats du 2ème tour des élections.

    Tout le monde sait pourtant parfaitement, les instituts de sondage en tout premier lieu, que de telles prédictions n'ont strictement aucune valeur avant que le 1er tour ait eu lieu. Dès le soir du 1er tour, en effet, toutes les cartes seront rebattues et tout le monde sait bien que Ségolène Royale bénéficiera d'une grande partie des voix qui se seraient portés sur Buffet, Besancenot, Voynet ou Bové ; qu'elle bénéficiera également d'une bonne partie des voix de Bayrou et même (eh oui !) d'une partie de celles de Le Pen.

    Mais la fonction de la publication de ces sondages de 2ème tour est ailleurs : il s'agit de faire bouger les intentions de vote au 1er tour en affirmant que Bayrou battrait Sarkozy au 2ème tour.<o:p> </o:p>En 2002, ce n'est qu'à peu prés une semaine avant l'élection que les sondages ont permis d'envisager sérieusement la présence de Le Pen au 2ème tour. Cela n'a rien d'étonnant : 20 à 25 % ne l'électorat ne se décide qu'une semaine avant le scrutin.<o:p> </o:p>En 2005, lors du référendum sur le projet de Constitution, quinze jours avant le 29 mai, la plupart des sondages donnait le « oui » largement gagnant.<o:p> </o:p>A plus de deux mois des élections, la plupart des prévisions se sont avérées fausses : la victoire de Giscard en 1981, celle de Rocard en 1988, celle de Delors, puis de Balladur en 1995, un deuxième tour Chirac-Jospin en 2002, la victoire du « oui » au référendum du 29 mais 2005. Un peu de recul devrait donc nous aider à prendre les sondages actuels pour ce qu'ils sont : une photographie très déformée de l'opinion, à un moment donné et en aucun cas une prévision un tant soit peu fiable de ce que seront les votes des électeurs le 22 avril et le 6 mai prochain.<o:p> </o:p>

    Il faut, certes, prendre au sérieux l'offensive des principaux médias en faveur de Bayrou et contrer cette offensive en expliquant ce qu'est Bayrou, non pas un « homme neuf » mais un vieux routier de <?xml:namespace prefix = st1 ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:smarttags" /><st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Droite">la Droite</st1:PersonName> qui a voté toutes les lois anti-sociales de Raffarin et de Villepin. L'heure n'est donc, ni à perdre son sang froid en prenant pour argent comptant les sondages qui cherchent à placer Bayrou au firmament, ni à se positionner, comme l'ont fait à leur façon DSK et Delanoë, sur le terrain de Bayrou, c'est-à-dire de <st1:PersonName w:st="on" ProductID="la Droite.">la Droite.</st1:PersonName>

    Au contraire, la montée au créneau des principaux médias pour imposer un deuxième tour avec deux candidats de droite indique à quel point la classe dirigeante a peur d'une victoire de Ségolène Royale et des forces sociales qui verraient dans la victoire de la candidate du Parti Socialiste leur propre victoire. Cette montée au créneau nous indique aussi clairement comment Ségolène Royal peut gagner : en se positionnant clairement à gauche pour rassembler son camp, tout son camp.<o:p> </o:p>Jean-Jacques Chavigné

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