• Ségolène Royal à Grenoble pour un débat sur la jeunesse (merci au site national de Désir d'Avenir)








    [02/02/07]

    Ségolène Royal à Grenoble pour un débat sur la jeunesse

    Je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme un danger. Je veux une société qui vous fait confiance.




















    Lors d'un débat participatif à Grenoble sur la jeunesse, Ségolène Royal, a affirmé qu'elle "serait la présidente de la République de laFrance métisse

    Je veux une France qui accepte ce qu'elle est devenue -- plurielle, diverse, colorée -- s'en réjouisse et sache en tirer partie. Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d'ailleurs et qui sont aujourd'hui français à part entière.(...)

    Comme le dit Jamel, l'ascenseur social reste bloqué au sous-sol et ne dessert plus les étages du haut, et le modèle que l'UMP propose à nos enfants face aux grandes transformations du monde peut se résumer à peu près à ceci -- +sois compétitif, ne pense qu'à toi et tais-toi+ -- est cela que vous voulez ?(...)

    Ce sont les exonérations fiscales qui sapent la valeur travail, ce sont les rémunérations exorbitantes de certains patrons qui sapent la valeur travail, et je veux faire en sorte que le travail soit moins taxé que le capital.(...)

    Je ne veux pas de cette société du tous contre tous et du chacun pour soi qu'un autre nous prépare, je ne veux pas d'un projet où la jeunesse est infantilisée, considérée comme une menace, un danger. Je veux, moi, une société qui vous fait confiance.

    Il y a ceux qui pensent que les jeunes sont un problème, qui n'en parlent qu'en terme de délinquance, qui ne cessent de les stigmatiser. Moi, je pense que les jeunes ne sont pas un problème: ils sont la solution.(...)

    La situation dans les banlieues se dégrade. Le couvercle a été mis avec l'espoir qu'il tienne jusqu'à l'élection.

    On pourra envoyer tous les bataillons de police et de gendarmerie que cela n'y changera rien, par les mots de la provocation, rien n'est réglé.

    Je pense à Bouna, Zyed et Muhittin, aux jeunes électrocutés de Clichy et je dis à leur famille que nous n'aurons de cesse que la vérité soit connue dans la tragédie qui a pris leur vie au delà des mensonges du ministre de l'Intérieur. (...)

    Il n'y a pas deux jeunesses, l'une vouée à l'excellence et l'autre condamnée à l'échec. Il n'y en a qu'une, la jeunesse de France.(...)

    J'ai besoin que vous gardiez intacts votre goût du combat, vos colères, vos refus. Car la France a besoin de votre capacité d'indignation, de mobilisation, d'imagination.

    Je veux contribuer à vous offrir une perspective, je veux que nous bâtissions ensemble une nouvelle donne avec la jeunesse de France.

    Je veux une France qui donne sa chance à tous les jeunes, à chaque jeune, pour qu'il puisse prendre sa part à la construction de notre destin commun. (...)

    L'exploitation du jeune en stage, qui est jeté puis remplacé par un autre jeune n'est plus une solution acceptable et la loi mettra de l'ordre juste dans ce domaine.(...)

    Je souhaite mettre en place un droit au premier emploi pour les jeunes diplômés et qualifiés.(...)

    Je souhaite aussi une allocation d'autonomie du jeune adulte.

    Pourquoi ne pas demander (aux étudiants qui la perçoivent) du temps pour faire du soutien scolaire aux jeunes qui décrochent dans les collèges et dans les lycées ?(...)

    Il faut une nouvelle génération de logements pour les jeunes étudiants, les jeunes travailleurs. Cette responsabilité reviendra aux régions et l'Etat leur transmettra les moyens financiers qui leur permettront de monter très rapidement en charge.(...)

    Je n'accepterai pas que le débat soit dévoyé, escamoté par le jeu de pièges, de manoeuvres subalternes, de harcèlements injurieux ou illicites. Le combat ne sera pas facile.(...)

    Ceux qui se demandent tous les jours si je vais tenir et même s'il faudrait changer de candidate. Ces médias amis du pouvoir, qui relaient tous les coups, tous les pièges, toutes les chausse-trapes, je leur dis ce soir qu'avec vous, nous n'avons pas peur et que nous resterons debout !
    ".
     
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