• Pouvoir d'achat, question centrale. Un salarié sur deux gagne moins de 1 400 euros

    Cet article est tiré de D&S (article du 8 Janvier 2007) que je vous conseille d'aller voir. Voici l'adresse : http://www.democratie-socialisme.org/




    D&S existe " depuis quinze ans" et a été l'essentiel de ce temps le mensuel de la Gauche socialiste. Elle est aujourd'hui celui de "Forces militantes pour la démocratie et le socialisme".



    Son comité de rédaction publie cette revue pour animer le débat d'idées, et mener les campagnes nécessaires pour ancrer à gauche le Parti socialiste. D&S veut mobiliser les militants socialistes pour rénover le parti, en faire un véritable instrument démocratique d'action pour la transformation sociale. D&S veut l'unité de toute la gauche. D&S veut l'unité syndicale.
    Après le 21 avril et lors de la préparation du Congrès de Dijon 2003, ses animateurs et militants abonnés se sont partagés entre les motions « Nouveau parti socialiste » et « Nouveau monde » : ils ont agi pour le rapprochement politique des deux courants et pour que l'orientation du parti se tourne vers le mouvement social.
    D&S a milité, a contribué puis s'est félicité de la fusion entre "Nps" (Benoît Hamon Thierry Mandon, Arnaud Montebourg, Béatrice Patrie, Christian Paul, Vincent Peillon, Barbara Romagnan, Yvette Roudy) et "Alternative socialiste" (Jean Jacques Chavigné, Pascal Cherki, Henri Emmanuelli, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jacques Généreux, Jean-Pierre Masseret, Louis Mexandeau, Germinal Peiro, Isabelle Thomas, Eric Thouzeau Michel Vergnier...) estimant qu'elle était un pas pour une forte gauche du Parti socialiste, capable de peser sur lui...
    D&S militait aussi pour le rapprochement avec la motion 2, de façon à tirer les enseignements du "non" du 29 mai, dans et hors le Parti socialiste.
    Mais la “synthèse” du congrès du Mans a été imposée en novembre 2005 contre plus de 80 % des adhérents, militants de la motion 5, et contre un grand nombre de militants de la motion 2, décevant les efforts et les volontés agissant et convergeant depuis plus d'une décennie dans le sens d'une forte gauche socialiste ancrant le parti à gauche, en liaison avec le mouvement social.
    D&S avec Force militante ont refusé cette synthèse, proposé un accord avec les amis d'Arnaud Montebourg, qui l'ont refusé le 11 janvier 2006...

    Dés lors, le courant FM-D&S a fusionné, s'est constitué, rassemblant les forces éparses de la gauche socialiste, et reconstruisant une gauche des socialistes capable de tirer les leçons du 21 avril 2002, du 29 mai 2005 et des mouvements sociaux de 2003 (retraites...) à 2006 ( Cpe...).

     





    Pouvoir d'achat, question centrale. Un salarié sur deux gagne moins de 1 400 euros

    C'est le salaire " médian " et non le salaire " moyen " qui est important. En 2000, le salaire mensuel médian brut était de 1 377 euro (soit 9 019 F) soit 1 428 euro pour les hommes (9 353 F) et 1 292 euro pour les femmes (8 462F)

    Le salaire mensuel brut moyen à temps complet dans les entreprises de plus de 10 salariés était de 2 180 euro (ou 14 270 F) tandis que le salaire net moyen est de 1 700 euro (ou 11 135 F)


    Un cadre a un salaire net moyen de 3 280 euro par mois (21 520 F) un ouvrier a un salaire net moyen de 1 250 net (8 180 F) proche d'un employé : ainsi un cadre gagne en moyenne 2,6 à 2,7 fois plus qu'un ouvrier ou un employé.

    Le rapport entre les 10 % qui gagnent 868 euro nets par mois et les 10 % qui gagnent 2 688 euro nets est inchangé (égal à 3,1 c'est-à-dire 3,3 chez les hommes, 2,7 chez les femmes).


    La part des primes avait diminué en 2000 : 86,3 % du salaire est fixe, 0,9 % provient d'heures supplémentaires et 12,8 % sont des primes. (Plus importantes chez les ouvriers et professions intermédiaires que chez les employés et les cadres...).
    Huit millions de foyers fiscaux bénéficient de la " Prime pour l'emploi " (Ppe) : 60 % isolés, 23 % couples mono-actifs, 73 % va à la moitié la moins aisée de la population... Cette prime a coûté 2,5 milliards d'euros en 2001. Cette prime est le fruit des impôts : ce sont des salariés qui la paye à des salariés... à la place de l'employeur qui, ainsi, n'a pas à augmenter les salaires. Au total, 13,9 % des salariés au Smic, soit 2,68 millions dont moins de 4 % sont concernés par la garantie mensuelle. 9,9 % d'hommes contre 19,9 % de femmes sont au Smic.


    Dans les très petites entreprises (Tpe), il y a 30,1 % de smicards alors qu'il n'y en que 4,7 % dans les entreprises de plus de 500 salariés.


    Mais il y a 43,3% de smicards dans l'hôtellerie-restauration auxquels l'Ump veut enlever les malheureuses 10 % de majoration des heures supp' effectuées entre 35 et 39 h !
    Les inégalités se sont accrues. Environ 5 % de la population possède près de 50 % du patrimoine, et à l'autre bout de l'échelle, 10 % en possède moins de 1 %.
    Le Monde du 24 février 2006 publiait un rapport de l'Observatoire national de la pauvreté : en 2003, 3 694 000 personnes vivaient en dessous du seuil de pauvreté avec moins de 50 % du revenu médian - soit 645 euro par mois pour une personne seule. C'est-à-dire 260 000 personnes de plus qu'en 2002. Si l'on prend le seuil retenu dans l'Union européenne - 60 % du revenu médian, soit 774 euro par mois - le chiffre est encore plus accablant avec 7 015 000 pauvres ! " 7 millions de pauvres ", comme l'indique le livre de Jacques Cotta.


    Entre 1996 et 2002, on a observé une diminution quasi-constante de la pauvreté. S'il avait été loin d'engager une action à la hauteur pour prétendre résorber la pauvreté, le gouvernement de Lionel Jospin ne l'avait pas aggravée.
    Le signal alarmant envoyé par l'Observatoire est que le mouvement est reparti à la hausse depuis le retour de la droite au pouvoir. Le taux de pauvreté, qui était, en 2002, de 5,9 % de la population française, est remonté à 6,3 % en 2003.
    Les indicateurs complémentaires disponibles - envolée du nombre de bénéficiaires des minima sociaux ou de Rmistes - renforcent ce constat.


    L'Observatoire s'inquiète ainsi de la " grande précarité d'une large partie de la population, pour qui le moindre incident peut signifier un basculement dans une situation de pauvreté ".


    Avant l'élection présidentielle de 2007, la gauche doit promettre de remédier à ce fléau. En 2007, mieux qu'en 1995, elle doit dire aux électeurs comment elle va réduire pour de bon, la " fracture sociale ".


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