Ségolène Royal à Metz - Les Arènes
le 11 Avril 2007 - 19h00

Publié par segolene57 à 21:07:45 dans Comité de soutien | Commentaires (20) | Permaliens
Bayrou : le « troisième homme » que cherchent à fabriquer les sondages
mardi 13 mars 2007 par Jean-Jacques Chavigné
Les principaux médias, dont les propriétaires appartiennent aux plus grandes fortunes de notre pays, essaient de remplacer le débat sur le programme des candidats par une avalanche de sondages d'opinion. Ils cherchent ainsi à faire une place au soleil à Bayrou selon le principe bien connu : couverture médiatique, sondage en hausse, couverture médiatique plus étendue... Principe que le dit François Bayrou dénonçait, il y a quelques mois, avant d'en être le bénéficiaire.Or, précise-t-il, près d'une personne sur deux refuse de répondre aux questions des sondeurs.
Au nom de quoi, dans ces conditions, les fabricants de sondages font-ils comme si les personnes qui acceptaient de répondre « possédaient les mêmes caractéristiques politiques » que celles qui refusaient de répondre ? Absolument rien, en effet, ne permet de tirer une telle conclusion.Tout le monde sait pourtant parfaitement, les instituts de sondage en tout premier lieu, que de telles prédictions n'ont strictement aucune valeur avant que le 1er tour ait eu lieu. Dès le soir du 1er tour, en effet, toutes les cartes seront rebattues et tout le monde sait bien que Ségolène Royale bénéficiera d'une grande partie des voix qui se seraient portés sur Buffet, Besancenot, Voynet ou Bové ; qu'elle bénéficiera également d'une bonne partie des voix de Bayrou et même (eh oui !) d'une partie de celles de Le Pen.
Mais la fonction de la publication de ces sondages de 2ème tour est ailleurs : il s'agit de faire bouger les intentions de vote au 1er tour en affirmant que Bayrou battrait Sarkozy au 2ème tour.Il faut, certes, prendre au sérieux l'offensive des principaux médias en faveur de Bayrou et contrer cette offensive en expliquant ce qu'est Bayrou, non pas un « homme neuf » mais un vieux routier de
Publié par segolene57 à 21:02:55 dans Segolene57 | Commentaires (2) | Permaliens
Publié par segolene57 à 18:05:40 dans Segolene57 | Commentaires (2) | Permaliens
Les positions de l'UDF, fondée par Giscard d'Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l'expression d'un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l'opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu'elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s'estime être la France d'en haut : « Ah ? Tu n'es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu'il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d'appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.
En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s'est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c'est la démocratie chrétienne qui s'est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s'étend jusqu'aux frontières de l'extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l'UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l'UDF, regroupés autour de Bayrou, n'ont plus de place pour réussir le même amalgame. C'est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n'a comme carte d'identité que le libéralisme.
Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s'adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l'UDF ne s'est pas fondue dans l'UMP, c'est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l'extérieur d'un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n'est pas par refus de l'orientation libérale du parti dont Sarkozy s'est emparé.
On peut en juger par la politique que Bayrou et l'UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement :
Le jusqu'au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d'appoint inutile de l'UDF à l'UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l'entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu'il va être laminé par l'appareil UMP s'il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c'est disparaître. S'en distinguer c'est sans danger : l'UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l'appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l'aspiration à l'unité de toute la gauche et le poids de l'appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l'UDF. Sa respiration se réduit à celle qu'autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l'enserrent.
Pierre Ruscassie
Publié par segolene57 à 20:37:55 dans Segolene57 | Commentaires (6) | Permaliens
François Bayrou a été ministre de l'Éducation nationale de 1993 à 1997. Il garde un silence pudique sur cette période. Malheureusement pour lui, il n'est pas interdit d'avoir de la mémoire.
François Bayrou a choisi l'école privée contre l'école laïque.
Dés son arrivée au ministère de l'Éducation nationale, François Bayrou a un projet qu'il veut faire aboutir en urgence : réviser la loi Falloux. Il présente en décembre 1993,au nom du gouvernement RPR-UDF, une loi qui comprend cet article : « Les établissements privés sous contrat peuvent bénéficier d'une aide aux investissements. Les collectivités territoriales fixent librement les modalités de leur intervention. » Bayrou veut permettre ainsi aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés audelà du seuil des 10 % prévu par la loi Falloux. La puissante mobilisation citoyenne contre ce mauvais coup porté à l'école publique et la censure du Conseil constitutionnel ont permis de faire échouer cette tentative. Mais François Bayrou a-til définitivement renoncé ?
François Bayrou, spécialiste de l'écran de fumée pour ne rien faire.
Pour faire oublier ce cuisant échec, François Bayrou engage le ministère de l'Éducation nationale dans une frénésie de groupes de travail et de commissions : le prétendu « nouveau contrat pour l'école », qui débouche sur un catalogue hétéroclite de 158 propositions dont n'émerge pas grandchose, la commission Fauroux pour préparer un référendum sur l'école finalement enterré, les travaux de la commission Bouchez sur le collège, restés lettre morte...
François Bayrou a aussi soigneusement rangé dans les tiroirs les annonces de campagne du candidat Jacques Chirac : l'aménagement des rythmes scolaires, le développement des filières technologiques et professionnelles, la création d'un statut étudiant...
Quelle confiance peut-on accorder à quelqu'un qui est profondément de droite et qui dit vouloir gouverner le pays comme il a dirigé le ministère de l'Éducation nationale ?
C. L.
Publié par segolene57 à 18:42:19 dans Segolene57 | Commentaires (1) | Permaliens
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