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En ce week-end plutôt automnal qu'hivernal, à savourer le silence (un peu de solitude ne fait pas de mal), à mettre un peu d'ordre dans les papiers et autres courriers, voici une citation de Spinoza qui laisse à réféchir. Le commentaire est de André Comte-Sponville, philosophe humaniste, défenseur d'une spiritualité laïque. Peut-être une façon de faire de la politique autrement.
"Ne pas se moquer, ne pas déplorer, ne pas détester, mais comprendre".
On ne juge que ce qu'on ne comprend pas. Non, certes, que tout se vaille ! Il y a d'honnêtes gens et des crapules, des sages et des fous, des héros et des lâches, des génies et des crétins, des saints et des salauds.
Qu'on préfère les premiers aux seconds, c'est la moindre des choses. Mais nul n'a choisi d'être ce qu'il est, ni ne peut devenir quelqu'un d'autre.
Il choisit ses actes ? Bien sûr. Mais en fonction de ce qu'il est, qu'il n'a pas choisi.
Il change ? Nous changeons tous. Mais tout changement a ses causes, qui l'expliquent.
Ainsi, tout est vrai, tout est rationnel, tout est nécessaire.
Se moquer d'un fou ? Ce serait être aussi fou que lui. Haïr un méchant ? Ce serait commencer à lui ressembler. Mieux vaut le comprendre, lui pardonner et s'en protéger seulement.
Aimer ses ennemis, ce n'est pas renoncer à les combattre ; c'est les affronter sans haine, sans mépris, sans colère. La vérité et la sérénité vont ensemble ; ensemble, l'ignorance et la haine.
Publié par segolene57 à 09:47:51 dans A lire, à voir | Commentaires (1) | Permaliens
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